Le ginseng, un puissant anti-stress naturel
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Le stress, la réponse de l'organisme à une sollicitation extérieure
Claude Bernard, père de la médecine expérimentale moderne, met le premier en évidence, en 1865, l’importance d’un bon équilibre de l’organisme afin que celui-ci puisse affronter, dans les meilleures conditions, les multiples agressions de son environnement.
Ce n’est qu’en 1930 que le professeur Cannon démontre que les individus parviennent à résister à certaines situations critiques grâce à la libération d’adrénaline par les glandes surrénales.
En 1936, Hans Selye transpose au domaine médical le concept de « stress », jusque-là réservé à l’évaluation de la résistance des matériaux, en mettant en évidence les réactions du système nerveux et endocrinien face à toutes les formes d’agressions de nature physiologique ou psychologique. Il définit le stress comme « la réponse de l’organisme à toute demande qui lui est faite ».
Joies comme peines, succès comme échecs : à l'origine du stress
Le stress est donc l’état réactionnel d’un organisme soumis à une demande physique ou psychique. Il n’est pas provoqué uniquement par des agressions nocives (« stress négatif »).
Un effort sportif, une joie subite ou un succès brutal produisent également des effets stressants (« stress positif »), à l’instar de ceux engendrés par une maladie, une grande peine ou un échec cuisant.
Les causes du stress peuvent être regroupées en trois catégories :
- causes physiques : faim, froid ou chaleur, changements climatiques fréquents, excès de bruit, pollution, surmenage, maladies et interventions chirurgicales ;
- causes biologiques : carences alimentaires (notamment en protéines, minéraux ou vitamines) ou, à l’inverse, excès alimentaires (sucres, graisses, sel, alcool, café), malnutrition, tabagisme ;
- causes psycho-émotionnelles : contraintes diverses, insatisfaction, frustration, déception, sentiment d’échec, réussite soudaine, ennui, divorce, angoisse, jalousie, événements familiaux heureux ou malheureux.
Dans nos sociétés de consommation, le stress est très souvent d’origine psycho-émotionnelle.
Les plantes, une médication naturelle contre le stress
Le recours aux plantes (phytothérapie) peut être envisagé. Il faut néanmoins accepter que le traitement par les plantes soit d’une efficacité moindre, c’est-à-dire moins immédiate et moins puissante qu’une prescription médicale, mais également plus douce.
En effet, les médicaments sont efficaces, mais ils peuvent parfois entraîner, à terme, une forme de dépendance et nécessiter une augmentation progressive des doses afin de continuer à ressentir leur effet bénéfique.

Le ginseng améliore les capacités d'adaptation au stress
Des essais réalisés sur des gerbilles soumises à des restrictions stressantes ont permis de constater qu’un traitement à base de saponines totales de ginseng (STG) ou de ginsénosides Rg3 et Rb1 avait un effet antistress et neuroprotecteur.
Cette action antistress du ginseng serait liée à une action de type cortisol-like (semblable à celle de la cortisone), adaptée à chaque agression, associée à une régulation de la production d’adrénaline.
Le ginseng, la plante adaptogène la plus connue
Ces observations font du ginseng la plante antistress par excellence et sont à l’origine du concept d’« adaptogène », élaboré en 1947 par le médecin et scientifique russe Nikolaï Lazarev, qui cherchait à définir l’action de certaines plantes, comme le ginseng, sur l’organisme.
Le ginseng, un bon antidote au stress
Il est préférable d’anticiper les périodes de fortes sollicitations génératrices de pics de stress, en entamant une cure de ginseng avant même que ces sollicitations n’aient eu le temps de produire un effet déstabilisant sur l’organisme : modification de l’humeur (irritabilité, baisse de moral), fatigue, repli sur soi, désinvestissement relationnel, perte de confiance, dépersonnalisation, conduites addictives, absentéisme au travail, etc.
À défaut d’avoir pu anticiper la survenue du stress, il est encore temps d’effectuer une cure de ginseng afin de lutter contre les effets délétères de ce fléau contemporain. Il est alors possible de doubler temporairement la dose prescrite, avant de poursuivre avec une dose d’entretien normale, dès lors que l’organisme commence à s’adapter au processus de stress.
Face au stress, le ginseng génère une résistance accrue qui permet à l’organisme de lutter efficacement contre ce déséquilibre.